Grand Dijon à 30 km/h : la réflexion est lancée

Les associations d’usagers des transports et cyclistes militent pour réduire encore un peu la vitesse en ville. Le plan de déplacement urbain du Grand Dijon va également dans ce sens.

dijon-pdu-2012

Les ronds représentent les zones 30 définies aujourd’hui dans l’agglomération. Source PDU 2012
 
En juillet dernier, la Ville de Dijon décidait de réduire la vitesse maximum autorisée à 30 km/h, sur deux nouvelles zones urbaines : la place de la République et les boulevards De-Brosses et Trémouille. Argument avancé par la municipalité à l’époque : le besoin de « mieux partager la route entre chaque usager : piéton, cycliste et automobiliste ».

Une mesure bien accueillie par les associations cyclistes Evad et la Fédération nationale des associations d’usagers des transports de Bourgogne (Fnaut), qui veulent toutefois que cette vitesse “mini” soit appliquée à l’ensemble « des zones résidentielles et urbaines » de l’agglomération. Elles tiendront, ce lundi soir, une conférence de presse à la Maison des associations de Dijon pour détailler leur projet.

« À 50 km/h, on considère que certaines rues sont dangereuses et inhospitalières pour l’ensemble des usagers en voiture, à vélo et pour les piétons », argumente Christian Germain, président de l’association Evad, qui demande  donc « l’inversement de la règle générale de circulation ». « Les zones à 30 doivent  devenir majoritaires en ville. Elles s’appliquent là où l’activité de la vie locale est prépondérante : dans les rues résidentielles et commerçantes par exemple », détaille le président ajoutant que « les zones 50 ou 70 deviendraient ainsi l’exception et seraient limitées aux voies de liaison inter-quartiers ou sur les grands boulevards destinés au trafic routier ».

Aux communes de décider

« À 30 km/h, tout le monde s’apaise », confirme Jean-Paul Guigue, président de la Fnaut Bourgogne. « La ville devient plus conviviale et la sécurité est clairement renforcée. Si un piéton ou un cycliste se fait renverser, ses chances de survie sont décuplées », ajoute-t-il. Pour les automobilistes, la “perte de temps” sur les trajets routiers serait mineure, selon les spécialistes, qui assurent que sur l’agglomération « il est déjà quasi impossible de rouler à 50 km/h sur de longues portions ». « Une étude a montré que 70 % des déplacements en voiture sur le Grand Dijon faisait moins de trois kilomètres. Entre les deux vitesses, sur cette courte distance, le temps de parcours varie d’à peine deux minutes », calcule le président d’Evad. Ce coup de frein, qui « sera obligatoirement généralisé » selon nos interlocuteurs, devra mobiliser l’ensemble des communes, décisionnaires des vitesses pratiquées sur leurs rues et routes. Pour cela, elles s’appuieront sur le Plan de déplacements urbains du Grand Dijon révisé (PDU), voté en octobre dernier, qui entend déjà poursuivre « la hiérarchisation du réseau viaire, la nouvelle répartition de l’espace ». Même si le document n’aborde pas directement la question des zones 30, il prévoit tout de même « une diminution de la vitesse pratiquée » sur l’agglomération.

Source : http://www.bienpublic.com  25/03/2013

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