30km/h dans Toulouse : le maire Jean-Luc Moudenc justifie la mesure

Invité de France Bleu Occitanie ce mercredi matin, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a fait le point sur le cas de l’école musulmane hors contrat de Toulouse, les 30km/h dans la ville rose et l’arrivée en renfort de plusieurs officiers dans les rangs des forces de l’ordre en Haute-Garonne.

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse © Radio France – JMM

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc était notre invité ce matin dans la matinale de France Bleu Occitanie pour évoquer le passage de 80% du centre-ville toulousain à 30 km/h. Il a notamment fait le point sur l’école musulmane Al-Badr du quartier Bellefontaine à Toulouse. Elle vient de faire l’objet d’un signalement pour « manquements manifestes ». Jean-Luc Moudenc s’est notamment exprimé sur les derniers renforts de policiers qui arrivent aujourd’hui à Toulouse.

À la veille de la rentrée scolaire, vous avez écrit au ministre de l’Éducation au sujet de l’école musulmane Al-Badr du quartier Bellefontaine, Qu’est-ce que vous demandez à Jean-Michel Blanquer ? 

«  Le problème, ce n’est pas que ce soit une école musulmane, c’est que c’est une école musulmane qui ne respecte pas les principes de la République. Le problème dure depuis longtemps. J’ai voulu tout simplement appuyer le recteur. On a vu que dans ces questions qui tournent autour de l’islamisme en milieu scolaire, les gens de terrain sont parfois isolés, parfois peu soutenus par la hiérarchie. Et puis, il y a quelque chose de nouveau qui s’est passé depuis les décisions de justice antérieures. Il y a la loi, la loi séparatismes issue de l’assassinat de Samuel Paty. Ce que j’espère, c’est que cette loi va donner au ministre des moyens juridiques d’intervenir qu’il n’avait pas auparavant. »

Est-ce qu’il est possible qu’il y ait eu de la radicalisation dans cette école ? 

« Nous avons eu des signaux ces dernières années qui, malheureusement, allaient dans ce sens. Et vous savez, quand on a des phénomènes comme ça, il ne faut pas laisser faire. Il faut tout de suite agir, réagir. N’oublions pas que c’est un véritable cancer pour la République. Et puis, c’est également quelque chose qui est dirigé contre la communauté musulmane. Il faut bien le dire, c’est la communauté musulmane qui est la première victime de l’islamisme et qui subit cette pression parfois au quotidien. »

Jean-Luc Moudenc quel est l’objectif derrière le passage au 30km/h ? 

« C’est un engagement de la campagne électorale de l’année dernière. L’objectif, c’est d’apaiser la circulation en général et de mieux partager l’espace public. Nous souhaitons développer les transports en commun. Nous souhaitons développer la place du vélo, la place du piéton, mais il faut que ces modes de déplacement puissent circuler de manière plus sécurisée. Je pense que lorsque vous baissez la vitesse automobile, vous donnez plus d’assurance, plus de possibilités, plus de sécurité à la fois aux piétons et aux vélos. Je prétends aussi que ça favorise l’automobiliste civique. On a aujourd’hui grosso modo, 50% de la voirie toulousaine qui est à 50 km/h. »

Des panneaux suffisent ? Est-ce que vous allez ajouter des dos-d’ânes, des chicanes ?

« Parfois, il y a des aménagements à faire en plus, vous avez raison et puis il y aura la surveillance. En réalité, l’enjeu que nous avons, nous toutes les municipalités, qui allons vers ce 30 km/h, c’est de faire respecter. Il ne suffit pas de proclamer la réglementation, il faut la faire respecter. C’est un véritable challenge. »

Un dernier mot sur le renfort des policiers qui arrivent aujourd’hui à Toulouse ?

« En renfort, nous aurons 111 officiers de police à la fin de l’année. À l’heure où je vous parle, il y en a très précisément 55 qui doivent encore arriver avec les 14 qui nous rejoignent aujourd’hui. En plus des effectifs supplémentaires que j’avais demandé, ils arrivent également des personnes qui viennent remplacer des policiers nationaux qui sont mutés ou qui partent à la retraite. »

Quels quartiers vont être surveillés ?

« Moi, je me suis battu pour avoir ces effectifs pour que, justement, les capacités d’enquête, notamment par rapport aux trafics de drogue qui est aujourd’hui vraiment un mal qui mine beaucoup de quartiers. Les Izards, le Grand Mirail, c’est là où il y a malheureusement le plus d’actes qui sont commis. Je suis content de voir que l’État tient sa parole et pour moi, c’est l’essentiel. »

Source : http://www.francebleu.fr

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