Le déploiement de la limitation de vitesse à 30 km/h en ville prévu jusqu’en 2024 à Brive

A Brive, l‘instauration d’une vitesse maximale en ville de 30 km/h a démarré en avril 2021 et va se généraliser jusqu’en 2024 sur toutes les voies, sauf sur les axes entrants et sortants.

Le déploiement de la limitation de vitesse à 30 km/h en ville prévu jusqu'en 2024 à Brive
Les marquages de zone 30 fleurissent depuis quelques mois dans les rues de Brive. © Stéphanie Para

A Brive, l‘instauration d’une vitesse maximale en ville de 30 km/h a démarré en avril 2021 et va se généraliser jusqu’en 2024.

250 km restant à passer à 30 km/h

La ville de Brive, où le centre historique est depuis plusieurs années en zone 20 et les abords des établissements en zone 30, a commencé à développer d’autres zones 30, en avril dernier, dans des rues du centre-ville, entre les avenues Georges-Pompidou et Alsace-Lorraine, vers Estavel, Tujac…

Ce document de la mairie indique les zones qui sont passées à 30 km/h.

Elle va généraliser cette limitation à l’ensemble de son territoire, hormis les voies entrantes ou sortantes qui restent à 50 km/h. « Nous avons réalisé un gros tiers, soit 85,5 km sur 417 voies, apposant ainsi 821 marquages au sol et 446 panneaux début et fin de zone, détaille le maire. Il reste 250 km à réaliser jusqu’en 2024 : on a choisi une transition douce. »

Sécurité et tranquillité des riverains

L’objectif de la municipalité est de rendre « une ville plus agréable ». Le maire,  Frédéric Soulier y voit un moyen d’assurer une meilleure sécurité : « L’accidentologie en milieu urbain baisse à 30 km/h, notamment pour les piétons et les deux roues. »

Avec la réduction de la vitesse dans l’ensemble de la ville, notamment les quartiers, l’élu veut également apporter plus de tranquillité aux riverains  : « Les réunions avec les conseils de quartier ont fait ressortir la vitesse dans sa rue comme une nuisance aussi importante que l’insécurité et l’insalubrité. Notamment quand on vit dans une voie très circulante, empruntée comme un itinéraire bis pour éviter feux rouges ou stop. »

« Et passer de 50 à 30 km/h permet de réduire la pollution sonore, de 3,4 décibels?! »

Quant à la pollution atmosphérique pour laquelle le passage au 30 km/h fait débat, le maire de Brive s’appuie sur les préconisations de l’Ademe : « De plus, les zones 30 favorisent les conduites douces. »

Mais pour tout le monde, le 30 km/h n’est pas forcément la solution idéale pour la sécurité routière. A Tulle, par exemple, qui va bientôt passer au 30 km/h, la crainte des élus concerne notamment les cyclistes qui peuvent, selon la loi, rouler à contresens sur une voie à sens unique à 30 km/h « y compris sans marquage au sol ». Une situation qu’on peut retrouver à Brive.

De la pédagogie et de la prévention

Pour changer les habitudes des automobilistes, la collectivité va devoir être pédagogue. Pour tenter de les convaincre, le maire de Brive avance que « la différence entre rouler à 50 ou à 30 km/h se joue à une minute pour un kilomètre. Ce qui est peu?! » 

Et pour permettre aux usagers de se faire à la nouvelle réglementation, Frédéric Soulier a demandé « au commissaire de Brive de privilégier la prévention à la répression sur les nouvelles zones 30. On est conscient que le changement d’attitude au volant va prendre du temps. Par contre, sur les boulevards circulaires, il faut être intransigeant avec les vitesses excessives et dangereuses, souvent au-dessus de 50 km/h. »

Source : lamontagne.fr

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